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  • : La Diagonale des Rêves est une association girondine crée le 20 avril 2011. Cette association a pour but de soutenir les actions de l'association « Aladin », afin de réaliser les rêves d'enfants malades de l'"Hopital des Enfants malades" de Bordeaux.
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 14:05

 

Samedi matin, 5 heures du mat... je prendrai le départ du Grand Raid des Pyrénées (80 km et 5000 m D+).

A moins de deux mois du Grand Raid de la Réunion, je n'ai pas souhaité m'inscrire sur l'Ultra de 160 km.

 

grp11

 

 

Le Grand Raid  des Pyrénées est devenu la classique Pyrénéenne du mois août pour tous les amateurs et passionnés de trail longue distance. L’épreuve est devenue une référence pour nombre de traileurs qui veulent maintenant pouvoir dire, « Le GRP, je l’ai fait, et je l’ai terminé ! ».

Ainsi, dans quelques jours (du 22 au 26 août), ils seront un peu plus de 1800 à prendre le départ des trois courses proposées cette année. On aura les 2 distances intiales avec l’Ultra de 160Km et ses 10 000m D+, le Grand Raid de 80Km et 5000 m D+, et la nouveauté 2012, un nouveau format en équipe, le Raid de 240 km et 15000m D+ qui va permettre aux participants de découvrir de nouveaux sites et de se confronter à la problématique de progression en équipe. Un challenge pour les traileurs plutôt à l’âme solitaire.

Les Favoris :
L’édition 2011 a vu de grands noms du trail venir s’essayer sur les sentiers du Grand Raid des Pyrénées, avec la victoire de Dawa Sherpa sur le 80 km, la victoire d’Oscar Perez Lopez sur le 160 km et la participation de coureurs régulièrement sur les podiums comme Guillaume Le Normand, Sébastien Nain, Alexandra Rousset...

Pour cette édition 2012,
Dawa Sherpa remet son titre en jeu sur le 80km mais il devra se méfier à nouveau de Maxime Cazajous qui de le battre sur le Trail Via Romana en Corse. Daniel Lanne, régional de l'étape pourrait bien créer la surprise. Sur le 160km, Vincent Delebarre du Team Quechua, Jérôme Challier (Lafuma), Bruno Bareilles, Adrien Séguret... seront les principaux favoris chez les hommes. Chez les femmes, la victoire devrait se jouer entre Agnès Francastel, Martine Latger et Montserrat Sisterre Llop.

En ce qui concerne le tracé, le « géant » des Pyrénées conserve son parcours similaire à l’édition 2011 avec, toujours, comme point culminant, l’ascension du plus célèbre Pic des Pyrénées : Le Pic du Midi de Bigorre. Site classé et de renommée mondiale, cette ascension va offrir aux coureurs des sensations uniques et des souvenirs impérissables.


Au départ de Vielle-Aure, les coureurs rejoindront le sommet de la station d’Espiaube au Col de Portet. De là, ils prendront la direction de la vallée de La Mongie par le Col de Bastanet, jusqu’à Artigues, pour une remontée jusqu’au Pic du Midi. Ils entameront alors une traversée par le Lac Bleu, pour atteindre le col d’Hautacam, étape de montagne du Tour de France et la descente sur la base vie de Villelongue. En repartant par Pierrefitte, ils s’attaqueront à l’ascension du Cabaliros (2334 m d’altitude, et son tour d’horizon à 360°) pour une redescente vers Cauterets, et rejoindre ensuite la seconde base vie à Luz-Saint Sauveur, après un passage au Col de Riou, et une descente des pistes de la station de Luz Ardiden. En quittant la seconde base vie d’Esquièze Sère, la course prendra la direction du Col du Tourmalet, pour bifurquer plein Sud au pied de la Station de Super Barèges, en direction de la réserve de Néouvielle, et du célèbre Pic du même nom. Après les lacs du Néouvielle, retour au Col de Portet, pour la dernière descente et l’arrivée à Vielle-Aure. Pour les coureurs du 80 km, à la descente du Pic du Midi, ils rejoindront directement le bas de la station de Super Barèges, pour effectuer le retour par les lacs du Néouvielle.

 

grp12.jpg


Le GRP en quelques chiffres :
3 courses
50 heures de course maximum pour la version longue, 96 heures pour le Raid
10 points de ravitaillement dont Artigues, Hautacam, Villelongue, Cauterets, Esquière-Sère et la Station de Barèges-LaMongie
4 Villes traversées et de nombreux villages (Vielle-Aure, Artigues, Villelongue, Viey, Saligos...)
10 Cols Pyrénéens (Col de Portet, Col de Bastanet, Col de Sencours, Col de Bareilles, Col de Contente, Col de Riou, Col de Barèges... )
Passage au sommet du et du plus le sommet du pour les raideurs
5 Stations de Skis traversées (Espiaube, Barèges-La Mongie, Cauterets, Luz-Ardiden, Hautacam

Le programme :
22 Août 2012
Départ du Raid 240 à 9h00 à Vielle-Aure

23 Août 2012
Accueil des participants de l’Ultra sur le village de course. Remise des dossards.

24 Août 2012 
Départ de l’Ultra à 5h00 à Vielle-Aure. Accueil des participants du Grand Trail sur le village de course.Remise des dossards.

25 Août 2012
Départ du Grand Trail à 5h00 à Vielle-Aure
Arrivée de la première équipe du Raid dans la fin de la nuit
Arrivée des premiers de l’Ultra vers 4h00 à Vielle-Aure
Arrivée des coureurs du Grand entre 14h00 pour les premiers et jusqu’à minuit pour les derniers.
26 Août 2012
Arrivée des derniers avant 7h00 à Vielle-Aure
Remise des récompenses à 10h30, puis buffet de fin de course avec tous les partenaires et les bénévoles.

  

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 17:00

Deux jolis dons dans ma boite aux lettres au retour de vacances.

  • Un don de 200 € de Monsieur Bernard Quintana,
  • Un don de 300 € de la Société Equip Elec, par l'intermédiarie de Yann Vimeney.

 

Merci encore à eux.

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 18:42

 

 

La traversée intégrale Sud/Nord de l'île de la Réunion. La Diagonale des Fous est une course mythique. Le team "Quechua" vous emmène au coeur de cet incontournable évènement trail entre single track en forêt, volcans et ravitaillements nocturnes. Toute l'ambiance du Grand Raid de la Réunion. Cliquez sur : link

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 10:42


  

Évidemment l’objectif numéro 1 sur une telle course est de terminer, mais j’ai envie d’essayer de faire un peu mieux et surtout la perspective de passer deux nuits blanches consécutives m’effraie un peu.

J’établis donc trois plans de marche,

-       le minimum vital : c'est-à-dire terminer dans les délais,

-       l’objectif ambitieux :terminer en moins de 24 heures,

-       l’objectif super ambitieux :moins de 21 heures, avant la tombée de la nuit,



Et puis voila, en ce vendredi 1er juin, petite ballade sur les routes tortueuses de l’Hérault en direction de Roquebrun où je retire mon dossard et installe ma tente au camping municipal à 150 mètres de la ligne d’arrivée, stratégie oblige.



L’après-midi est consacré à essayer de faire la sieste, mais la chaleur caniculaire laisse peu de répit, j’arrive quand même à dormir 20 minutes sur un lit de galets en bord de rivière.



21 heures départ de la navette pour Vailhan, équipé de pied en cape et paré pour la grande aventure.

au petit jour

Dire que je n’en mène pas large est un doux euphémisme, je suis carrément stressé, j’ai l’estomac noué, je n’arrive pas à mesurer l’ampleur de ce qui m’attend.

23 heures 30, premier bâillement, mon corps me dit qu’il est temps d’aller me coucher. Mes jambes, elles, souhaitent prendre le départ dans la demi-heure. Dernier petit coup de téléphone à Katia.

L’heure qui me sépare du départ semble ne jamais devoir se terminer, je patiente en encourageant les héros du GRO qui passent à Vailhan après 30km de course et vont désormais suivre le même itinéraire que nous.

Antoine Guillon prend le micro pour un ultime briefing et nous rappelle que la course peut se décomposer en trois gros tronçons :

Vailhan – Lamalou : 46km /2000m D+ : partie assez roulante pour une bonne mise en jambe, attention à ne pas trop s’enflammer

Lamalou – Olargues : 43 km / 3170m D+ : la partie vraiment dure de la course, sous la chaleur qui plus est

Olargues – Roquebrun : 29km / 1660m D+ : un peu moins dure que la précédente mais le pic de Naudech peut faire mal et la fatigue va peser

Après le discours d’Antoine, le speaker nous demande rejoindre l’arche et entame le compte à rebours.

C’est parti.

 

Le peloton est bien compact et progresse raisonnablement, ça trottine sur le plat et ça marche dans les côtes.

J’attends avec un brin d’impatience les premières difficultés, histoire que le peloton se disperse un peu car je n’affectionne pas particulièrement de courir à la queueleuleu en subissant les blagues grasses du gros lourd de service (y en a toujours un Déçu) et la respiration bruyante, voire inquiétante de l’asthmatique de service.

Autre inconvénient, on soulève beaucoup de poussière, ça pique la gorge.

Il faut bien 2 heures avant que des groupes éparses ne commencent à se former et qu’on retrouve le plaisir de courir de nuit : le silence juste perturbé par les bruits de pas, l’obscurité à peine transpercée par nos frontales.

1ere-nuit.jpg

Je passe plusieurs coureurs du GRO déjà bien entamés, ça va être dur pour eux.

Pas grand-chose à signaler jusqu’à Faugères, premier ravito au km 19, où je m’arrête très brièvement prendre quelques morceaux de fruits.

Nous passons ensuite devant les magnifiques moulins à vent et continuons à dérouler sur des chemins relativement roulants, si ce n’est quelques passages un peu compliqués qui ressemblent un peu à de la désescalade, pas mal de coureurs ronchonnent, personnellement je trouve ça super ludique.

Après un passage sous un tunnel, voici un mini ravito liquide.

Je prend un gobelet d’eau gazeuse et repars illico, je tiens ma vitesse moyenne pour les 22 heures mais avec très peu de marge, et comme je me sens bien physiquement j’essaie de relancer dès que possible.

Vers le km 35 on aborde la première (petite) difficulté du jour : le pic de la Coquillade, ça monte bien raide vers la fin et certains coincent un peu. Je bascule seul dans la descente. Tout ceux que je viens de doubler depuis le départ ne me reverront pas.

Descente jusqu’à Lamalou ; la dite descente est assez roulante avec une bonne portion de bitume sur la fin, je crains un peu pour mes fragiles genoux mais aucune douleur ne se signale.

 

Lamalou les Bains : 46km et 2000m D+ avalés, une bonne chose de faite. 7 heures 30 du mat... Les voyants sont plutôt au vert. Mais je sais très bien que la course va commencer ici.

Je prend un peu plus de temps au ravito pour m’alimenter, faire le plein du camel , remettre de la Nok, ranger la frontale (ce que je crois être définitif...) car maintenant on va entrer de plein pied dans le vif du sujet.

village de Madale

Direction la première difficulté : la montée vers Madale.


Je reprend contact avec Katia et les enfants qui suivent mon évolution à la maison devant le profil de la course. Ils ne comprennent rien, sortent de leur nuit, et moi qui ne s’est pas encore couché...???

Elle se passe sans encombre, je chemine avec 2 autres coureurs qui semblent bien connaître les lieux, ça discute tranquillement, lorsque la montée se durcit je les laisse partir ensemble pour ne pas me cramer.

Lorsque l’on sort des bois on aperçoit la colline d’en face illuminée par le soleil.

village de Combes

Par contre la descente me plaît beaucoup moins, elle est constituée de grosses dalles et de gros blocs, on a l’impression de descendre un escalier géant, ça tape méchamment dans les genoux et les cuisses, c’est interminable ; si toutes les autres descentes sont comme ça il va y avoir de la casse ; heureusement que j’ai rejoins les deux compères avec qui j’étais dans la montée on se soutient.

Ravito de Colombières, déjà de nombreux abandons : la nuit a laissé des traces. Je me passe de la crème solaire. Je serai bientôt au zénith.

Je repars peu avant midi pour attaquer le plat de résistance : le fameux Caroux !!!

Montee-vers-le-Caroux.jpg

J’attaque prudemment cette montée qui s’annonce comme relativement longue, 850m D+ d’un coup.

Je suis seul et progresse relativement lentement, pour l’instant ça se passe bien, le parcours est ombragé et longe de nombreux ruisseaux où l’on peut se rafraîchir, nous suivons des gorges magnifiques sur single assez roulant.

Presque-au-Caroux.jpg

Dernière partie de la montée, on est maintenant au soleil qui commence à cogner fort, il est déjà 13h00, ça promet !!!

Enfin après près de deux heures d’effort le sommet !!!

Plateau-du-Caroux.jpg

La vue est absolument magnifique, je commence à sentir sérieusement la fatigue, j’ai du mal à repartir en trottinant sur le plateau. Une traileuse que j’ai laissée dans la montée me rejoint sur ce plateau qui me semble immense et interminable. Nous échangeons quelques mots. Son rêve : terminer l’UTMB.

7 Plateau du Caroux 2

Je la laisse toutefois derrière moi dans la descente sur Mons.

Pour l’enfer : Plus de deux heures de solitude, sur de la rocaille, des blocs, une descente très cassante, en plein cagnard. Pas le moindre cours d’eau Je commence à sentir les prémisses d’une partie de seconde nuit difficile. Ça me tourmente de galérer aussi longtemps... J’ai une soudaine envie de tout arrêter tout en bas à Mons.

Pourtant, un pointeur me dit que je suis à la 119ème place sur 217 au départ.

Mons que je n’arrive d’ailleurs pas à atteindre, je vois le village en contre bas, mais la descente est interminable. Je reviens en fin de descente sur un gars plutôt sympa. Notre objectif commun est de ne plus rester seul. Quitter Mons seul serait catastrophique pour le reste de la course.

Descente-du-Caroux.jpg

Arrêter ? Continuer ? C’est à Mons km 72 que je prends la décision avec un petit groupe de traileurs, dont Céline (la future UTMBiste) et Sylvain, de continuer tous ensemble.

Il faut dire aussi que Katia a réussi à mobiliser les troupes derrière leur téléphone respectif pour m’envoyer les sms nécessaires à me faire repartir.

Je prend mon temps au ravito, fais le plein du camel, recharge en gels et barres, change de T-shirt. Bref c’est un homme neuf qui repart 20 minutes plus tard pour affronter une nouvelle grosse difficulté : le pic de Montahut.

La montée se fait en 2 temps, d’abord 500m D+ jusqu’à Bardou puis on redescend de 200m avant de refaire 500m D+ jusqu’au pic.

Dès la sortie de Mons c’est du costaud, environ 1km de bitume très raide en plein soleil, sur le moment ça ne semble pas trop m’affecter mais lorsque que je rejoins les chemins dans les bois je coule une bielle, comme tous les autres d’ailleurs.

8 Four à pain

Gros coup de moins bien, impossible d’avancer, on est à l’ombre mais on sent que le soleil tape très fort sur les châtaigniers et la chaleur est étouffante, pas un souffle de vent et contrairement à la montée du Caroux pas le moindre ruisseau pour se rafraîchir.

Je finis par m’asseoir quelques minutes au bord du chemin, avec Céline et Sylvain.

En arrivant vers Bardou, nous sommes accueillis par les cris des paons, sympa, j’aperçois en contrebas une rivière dans laquelle je rêve de me tremper mais le chemin la surplombe et ne semble jamais vouloir descendre vers elle.

Puis finalement, ô joie, on part droit dans la pente jusqu’à la fameuse rivière.

Je prend le temps de bien me tremper avant de repartir, à vrai dire j’ai bien envie de tout laisser tomber et de rester m’ébattre dans cette jolie rivière avec les jeunes qui sont là et ont l’air de bien plus s’éclater que tous ces types en baskets qui grimacent.

Mais le pic de Montahut m’attend et je me remets en route avant que le doute ne devienne trop fort.

Très vite, l’effet bénéfique de l’eau fraîche se disperse et je recommence à souffrir de la chaleur.

La fatigue, la chaleur, le manque de sommeil me font vivre un calvaire, le moral est au plus bas.

La montée est de plus en plus raide, je finis par tomber sur un mini ravito, avec juste un peu d’eau et de coca tièdes mais beaucoup de chaleur humaine et ça fait un bien fou.

On plaisante un peu sur les vautours qui tournaient il y a peu autour du pic, sans doute alléchés par des coureurs en perdition.

Allez un dernier effort droit dans la pente et on est au sommet.

Par bonheur, la descente est beaucoup moins cassante que les 2 précédentes, et petit à petit je me sens mieux, pas encore la grande forme bien sûr. Mais qu’est ce que j’ai faim, je rêve d’une plâtrée de pâtes. Cela fait près de 24 heures, que je ne me suis pas mis à table...

9 Olargues

Nous arrivons dans un petit village où les gens nous accueillent chaleureusement... il est déjà près de 21h00 à Olargues, km90.

Cette ambiance chaleureuse nous redonne des forces, j’ai conscience d’être passé tout prés de la catastrophe mais de m’en être tiré et maintenant ça va être dur de m’arrêter  !!!

Les plus grosses difficultés sont passées, il n’y a plus qu’à finir, enfin facile à dire il reste tout de même 30 bornes, et en pleine nuit.

Je ressorts la frontale, change les piles... histoire d’avoir un bon faisceau.

Je reprend mon chemin en compagnie de Céline et Sylvain. Pas trop envie de se quitter à présent.

Toutefois, je suis un vrai boulet pour eux... Je ronchonne, j’ai mal au bide, j’ai trop mangé... bref, adorablement, il me supporte... On papote tranquillement de tout et de rien sur des chemins bien roulants.

Les 300m D+ pour monter au pic de Naudech représentent l’ultime difficulté, la pente est vraiment forte, nous doublons un couple de réunionnais qui scotche et atteignons le sommet où un petit ravito nous attend, on est gâtés ! Il fait froid, nous nous couvrons face à une légère pluie.

La descente jusqu’à Vieussan, km104, se fait sans difficulté, dans la nuit grondante et orageuse...

Vers 3h00 du mat, au ravito, il me semble être placé dans les derniers. Dix traileurs seraient derrière nous. C’est un désert, les écarts sont importants... Dur pour le moral.

Les derniers kilomètres sont très longs. Sans compagnie, j’ai envie de tout envoyé voler...

Dernière grosse descente sur Roquebrun, il est 7h30 du mat. Une seule envie, partir sous ma tente après une bonne douche chaude.

Une brève discussion avec Antoine Guillon, qui me remet la polaire de finisher.

« Antoine, me sera t elle utile pour la Réunion ? »

« Pour prendre l’avion, oui... »

« Nous nous verrons là bas, Merci encore pour ce magnifique parcours... »

 

120km / 6800m D+ / 31h30

 



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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 08:00

 

Ce soir, à minuit, Antoine Guillon donnera le départ de la 6666 Occitane. (119 km - 6666 mètres de denivelé)

La course pourra être suivi en direct sur le site : 

http://www.6666occitane.fr/

 

 

Point meteo :

Degagé et ensoleillé toute la journée

T° à minuit : 19 °C, dès 8 heures : 20 °C, dans l'après midi : 27 °C

 

 

 

4 directs sur le parcours

à Colombières sur Orb (km 57,44)

à Olargues (km 89,94)

à Vieussan (km 103,37)

à Roquebrun (Arrivée : Km 119,40)


 

La course peut être divisée en trois gros tronçon

Vailhan (Depart) - Lamalou (km 42,91)

Lamalou - Olargues (Km 89,94)

Olargues - Roquebrun (Km 119,40)

 

 

Un petit site sympa pour découvrir le parcours en 3D

http://trail-passion.net/


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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 17:30

Article-SO-31mai2012.jpg

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profil-6666-reduit.jpg

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 10:49

 

 

Antoine GUILLON, organisateur de la 6666 Occitane 

3553_AntoineGuillon.jpg


"Force est de constater que sur la plupart des ultratrails, 30 à 60 % des participants ne parviennent pas à boucler le parcours. Problèmes digestifs pour certains, tendineux pour d'autres, mental qui ne suit plus, conditions météo difficilles, gestion de la nuit... sont autant de facteurs qui viennent contrarier le coureur qui s'est pourtant bien préparé physiquement.

 

L'echec qu'induisent ces facteurs est souvent lié à une mauvaise gestion de l'effort, en partie due à la méconnaissance du terrain.

 

Afin d'éviter les mauvaises surprises à ceux qui, nombreux, ne pourront pas reconnaître le tracé, voici quelques conseils pour que la course soit une fête pour le maximum d'entre vous.

 

Vous avez tous lu "le parcours... en détail", qui donne un aperçu de ce qui vous attend.

Néanmoins, j'insiste lourdement sur la difficulté du massif du Caroux, du Km46 au Km89, et plus particulièrement à partir de Madale. Les montées sont rocheuses et raides, et les descentes ne sont pas reposantes du tout.

 

Autrement dit, il est impératif d'amorcer cette portion en pleine possession de ses moyens. Ce n'est pas compliqué, il suffit d'être très prudent sur la première section Vailhan-Lamalou. Du reste, c'est la nuit, inutile de prendre des risques. 

 

Le piège, c'est que cette partie est assez roulante, Je vous invite à démarrer très tranquillou, à ne pas courir les nombreuses petites bosses raides et à garder un rythme très confortable sur le plat. Sur cette jonction, gardez bien en tête les 3 montées et descentes du Caroux, qui ne sont d'ailleurs pas les dernières du parcours...

 

Une fois, le Montahut atteint, si vous avez de bonnes sensations, la descente pour Olargues peut se faire assez relâchée. Cependant, j'avertis qu'ensuite le PR grimpe gentiment sur 5 km, ce qui peut se montrer très désagréable si les cuisses sont éprouvées par une longue descente rapide. D'autant plus que ce PR passé, vous grimpez vers Naudech, et là, ce n'est pas de la tarte ! Le plus judicieux est de descendre en douceur, de récupérer ainsi du Caroux, de marquer un arrêt au ravito d'Olargues, afin d'être à l'aise sur le PR et en forme pour Naudech.

 

La suite, jusqu'a Vieussan, ne présente pas de difficulté.

 

Il ne restera plus que la montée à la Tour du Pin, assez longue mais très régulière, dernier obstacle à franchir.

 

Petite récapitulatif : 

Vailhan - Lamalou : 46 km et 2000 m D+ et D-, assez roulant,

Lamalou - Olargues : 43 km et 3170 m D+ et D-, dur dur,

Olargues - Roquebrun : 29 km et 1660 m D+ et D-, attention à Naurech.

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 10:00

 

"Montagne de lumière", est un massif montagneux remarquable à plus d'un point : l'exceptionnelle beauté de ses sites naturels, la richesse et la diversité de sa flore et de sa nature, et, ce qui nous interresse tout particulièrement ici, son relief acéré et ses versants abrupts. Situé au NW de l'Hérault, il constitue la partie des Cévennes méridionales la plus proche de la mer.

C'est un véritable bastion qui culmine à quelques mille mètres. Le Caroux propose des itinéraires de randonnées et d'escalade de plus de 800 m de D+. Tout ici évoque la haute montagne, il ne manque que quelques goulottes ou glaciers pour parfaire le tableau ! Le type d'escalade et la qualité du rocher ne sont pas sans rappeler le massif du Mont Blanc et le granit chamoniard ; on grimpe ici depuis les années 20 et de grands noms de l'alpinisme : Desmaison, Flématti, pour ne citer qu'eux, sont venus s'entrainer ici avant de grandes premières alpines. De nombreuses expéditions ou trekkings dans toutes les montagnes (Fitz Roy, Anapurna, etc...) s'y sont préparés.

Le trail n'a pas échappé à la règle, le Caroux est le lieu idéal pour la pratique de l'activité, Antoine Guillon et son équipe s'y entrainent régulièrement. 

La 6666 occitane est un itinéraire très typé montagne, qui utilise largement les profils généreux en dénivelé de la "Montagne de lumière". Elle ne rougit pas devant ses deux aînées, alpine (UTMB) ou pyrénéenne (GRP), dont elle constitue une véritable préparation.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 11:00

 

Dans deux semaines, je prendrai le départ de la "6666 occitane" (118 kilomètres).

317222 283320398366057 191710570860374 1020290 672413618 n

 

 

6666 comme 6666 mètres de dénivelé positif.

En pleine préparation pour le Grand Raid de la Réunion, je profiterai de ce parcours magnifique pour gérer l'effort sur plus de 20 heures, en tenant compte de la chaleur qui frappe fort début juin, surtout lors des nombreuses ascensions dans le massif du Caroux, et qui sera encore plus redoutable passé Olargues, dans cette vallée au micro climat exceptionnel.

Gare donc, et ce n'est pas un vain mot, à ce soleil qui permet aux heraultais de manger des cerises depuis la semaine dernière. 

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