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  • : La Diagonale des Rêves est une association girondine crée le 20 avril 2011. Cette association a pour but de soutenir les actions de l'association « Aladin », afin de réaliser les rêves d'enfants malades de l'"Hopital des Enfants malades" de Bordeaux.
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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 23:30

 

De retour à la maison, j'ai envie de vous faire partager ma course du Grand Raid des Pyrénées en version 80 km.

La préparation s'est déroulé sans trop de heurts. Depuis 3 mois, j'ai forcé sur le dénivelé, pas si

facile dans la région bordelaise !

Le GRP est ma dernière course importante avant mon objectif de La Diagonale des Fous.

 

Veille Aure - Restaurant de Merlans 13.60 km

Départ 5 heures du mat...

Quel bouchon sur les 400 premiers mètres de dénivelé ! Le point positif est qu'il n'était pas possible de se mettre dans le rouge.

Le soleil en profite pour se lever dans notre dos, heureusement le rythme de la course permet de se retourner pour en profiter.

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Les discussions s'étiolent dans le peloton : l'augmentation de cadence fait son oeuvre.

Le passage au col de Portet me surprend : la montée s'est passée parfaitement. Les supporters sont actifs avec cloches et cris d'encouragements. Même s'ils ne me sont pas destinés, cela met du baume au coeur.

La descente vers le Restaurant des Merlans située au milieu des pistes et des télésièges marque le premier pointage et le remplissage du camel bak par les bénévoles aux petits soins malgré la cohue. Trois rondelles de saucisson et quatre morceaux de fromage pris au passage plus tard, je repars en mâchouillant : fidèle à mon habitude, je ne traine pas au ravitaillement.

Pas glop : les bouchons de la première heure

Glop : mes sensations dans la montée

 

Restaurant des Merlans - Artigues 28.80 km

La montée par le téléski est assez sèche mais pas technique. Une fois le bon rythme trouvé, il suffit d'enchainer : un pas après l'autre.

La liaison vers le Col de Bastanet permet de croiser l'équipe de France de Pelote Basque en stage à Saint Lary Soulan ! Cela permet de mettre un peu de piment dans cette portion.

La montée au Col de Bastanet permet de faire chauffer les cuisses : les cailloux s'invitent pour la première fois. Je me surprends à doubler d'autres trailers, une première pour moi !!!

La descente vers Artigues peut démarrer, j'ai eu l'impression de ne pas descendre beaucoup, sauf sur la fin du tronçon juste avant Artigues. Je tiens à remercier mon poisson pilote que j'ai honteusement doublé après l'avoir remercié à 200 mètres de ravitaillement : il a assuré le rythme de notre peloton de 5 coureurs sur 2 à 3 kilomètres.

Pas glop : la descente vers Artigues est très longue

Glop : les passages près des lacs sont un vrai régal pour les yeux

 

Artigues - Pic du Midi 39.40 km

Le gros morceau arrive. J'en salive depuis plusieurs semaines, j'ai envie de m'éclater sur cette portion. Je vais enfin voir si mon envie, l'entrainement du mois de juillet dans l'arrière pays niçois sont au niveau de l'évènement.

 

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J'arrive à sauter d'un groupe de coureurs à l'autre, je mène même le train à plusieurs reprises. Que m'arrive t il ? Je pense que je suis dans un excellent jour.

Le brouillard nous entoure alors que j'attaque les premiers lacets du Pic. Les coureurs de retour du Pic du Midi que je croise semblent voler dans la descente alors que je fais le métier : un pas, puis un autre. L'ascension finale est plutôt velue : cailloux, pente raide. J'en bave, mais j'arrive au sommet le couteau entre les dents, ma petite deception est que la vue est bouchée par le brouillard, ce n'est même pas la peine de faire une petite photo souvenir ! Je profite d'être en haut du Pic pour passer un petit coup de téléphone à katia. Il faut repartir car je n'en suis qu'à la moitié de l'aventure. 

Pas glop : pas mal de trailers semblent fatigués

Glop : Je suis monté au Pic du Midi de Bigorre !!!

 

Pic du Midi - Tournaboup 49.70 km

La bascule vers Tournaboup est une nouvelle étape : 10 km de descente. Les jambes font chauffer ! Je profite du ravitaillement au Col du Sencours pour faire le plein des bidons. Je repars rapidement comme d'habitude. 

Le brouillard oblige à être attentif, les marques du GR ne sont pas suffisantes pour s'orienter, le balisage est heureusement à la hauteur. Les organisateurs ont fait un super boulot.

C'est la première fois depuis le départ de la course que je me retrouve seul, il faut dire que même si des trailers étaient à moins de 100 mètres, le brouillard les aurait masqués. La fin de la descente par les pistes de ski fait mal, les quadriceps brûlent. L'arrivée au ravitaillement de Tournaboup fait du bien, je retrouve enfin la civilisation et un horizon à plus de 200 mètres.

Pas glop : j'aime bien le brouillard, mais la beauté du paysage en pâtit !!!

Glop : merci les organisateurs pour le balisage, sans les rubalises je serai encore en train de chercher mon chemin.

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Tournaboup - Col de Barèges 57.60 km

Le brouillard est toujours de la partie, tant pis pour les yeux, je vais me contenter de faire travailler les jambes (et les bras avec les bâtons).

La première partie de la montée vers le Col de Barèges est plutôt cool avec des chemins larges ou des passages caillouteux un poil techniques.

Je continue de profiter de mes sensations : je monte à mon rythme entraînant par moments des petits groupes de coureurs.

Le passage à la cabane d'Aygue Cluses et la levée temporaire du brouillard montrent que le Col de Barèges se mérite : pente rude + passages technique coton.

Pour la première fois depuis le départ, je commence à piocher, mais j'ai encore un bon niveau de forme. Les bénévoles au pointage du Col de Barèges profitent du brouillard et du temps frais !

 

Pas glop : j'ai déjà parlé du brouillard ???

Glop : les moments partagés avec les autres trailers et les bénévoles.

 

Col de Barèges - Restaurant des Merlans 65.60 km

J'ai commis ma première erreur depuis le départ : j'ai sous estimé la difficulté de la descente vers le lac de l'Oule. La pente au départ du Col de Barèges est juste impressionnante : raide et truffée de pièges cachés par mon ami du jour : le Brouillard.

A mi-descente, je suis obligé de convertir la course en marche, les quadriceps sont à la limite de la rupture. Je ravale ma fierté, mon seul objectif est de finir, tant pis si je me fais doubler par une quinzaine de coureurs. Dès que je me sens mieux je recommence à trottiner. J'en profite pour discuter avec des concurrents du 160 km : la chaleur les a bien éprouvés.

La montée vers le restaurant des Merlans me rassure : j'ai toujours du jus.

Pas glop : je n'ai pas anticipé la difficulté de ce passage en descente

Glop : je vais toujours bien quand ça monte.

 

Restaurants des Merlans - Vielle Aure 79.2 km

La montée vers le Col de Portet est presque une formalité. Le basculement au sommet du Col permet de basculer dans la bonne vallée : ça sent la fin de la course.

Grave erreur : la descente est un calvaire ! Les quadriceps sont durs, le moral est en berne. Je suis obligé de marcher alors que la pente ne demande qu'à m'aider à descendre vers l'arrivée.

Après le passage à Saint Lary 1500, la niaque revient, enfin soyons raisonnable : je recommence à courir. 

Le passage dans la forêt m'oblige à rallumer la frontale. Le dernier kilomètre est une torture : les encouragements m'obligent à accélérer, je sprinte comme un fou à pas loin de 11 km/heure (merci de ne pas se moquer).

Un dernier pointage et ça y est j'ai bouclé le Grand Raid des Pyrénées.

Pas glop : j'ai été obligé de rallumer la frontale

Glop : j'arrive fatigué mais pas cassé.

 

Nous étions 895 au départ.

617 à l'arrivée.

Je finis à la 297ème dans un temps de 17h37, c'est à dire à 22h37.

 

 

 

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      Bravo à l'organisation du Grand Raid des Pyrénées : gérer 3 courses en même temps avec des conditions climatiques très différentes : chaleur, brouillard... ne laisse pas de place à l'amateurisme. 

Je n'ai pas vu un seul bénévole sans un sourire aux lèvres.

Sont-ils élevés à la bonne humeur dans les pyrénées ???

Est ce que je reviendrai ? Sûrement, mais peut être sur le 160 kilomètres... A méditer...

 

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Published by ladiagonaledesreves
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