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  • : la diagonale des reves
  • la diagonale des reves
  • : La Diagonale des Rêves est une association girondine crée le 20 avril 2011. Cette association a pour but de soutenir les actions de l'association « Aladin », afin de réaliser les rêves d'enfants malades de l'"Hopital des Enfants malades" de Bordeaux.
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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 21:27

Le parcours est découpé en 4 portions séparées par des ravitaillements (Buc au 22.6, Meudon au 45, Chaville au 54.6 et Saint Cloud au 67). C'est une des particularités du trail, il faut transporter assez d'eau pour s'hydrater suffisamment jusqu'au ravitaillement suivant.    

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      Michel et Manu m'entourant avant le départ.


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      Quelques instants avant le départ

La première portion du parcours est plate. Les 1500 mètres de dénivelé se situent principalement entre le km23 et le km63. Dès les premiers kilomètres, je préfère cependant rester avec Manu. Ce dernier ne veut pas dépasser l'allure de 7'30-8'00 au kilo, et pour ma part je n'ai aucun objectif. Cette saison, je n'ai qu'une idée en tête : voir le stade de la Redoute à Saint Denis de la Réunion, en Octobre prochain, après avoir traversé en diagonale l'île.

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      Manu

 

Cependant, au ravitaillement de Buc, au km22,6, Katia m'informe par sms que sur le site de la course, je ne pointe qu'en 2h39 et en 1888ème position, alors que nous étions 2045 au départ. Une méchante claque d'amour propre, je gère trop, beaucoup trop. Je n'avais même pas regarder mon temps de course.

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Dans la zone ravito, une foule innombrable de coureurs. Je me dis que c'est le moment d'en gratter un maximum. Je ne traîne pas trop, rempli ma poche d'eau à toute vitesse, et repars en compagnie de Manu et de Michel que nous venons de retrouver.

Je voulais rester avec Manu toute la course, mais pris dans le trafic je l'abandonne pour remonter quelques places. J'ai l'impression de m'élancer à ce moment là, je prends une belle petite vitesse de 8 km/h.

Une fois la ville de Buc passée, le parcours change. Les difficultés commencent avec de grosses montées bien abruptes. Durant 22 km ça ne va être qu'une alternance de montées et de descentes. Tout le monde marche dans ces montées. Mais même en marchant, avec la chaleur et en plein soleil, ça fatigue et on transpire énormément.

 

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Il fait horriblement chaud, je transpire, je bois, je transpire et à 8 kilomètres de Meudon, vers le 36ème kilo, je me rends compte que je n'ai plus une goutte d'eau dans ma poche.

1,5 litres d'eau pour 14 kilomètres, rien d'exceptionnel.

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J'aurai dû mieux gérer tout simplement. Je coupe de temps à autres mon effort pour prendre quelques photos où passer un bref coup de téléphone. Je double beaucoup de connaissance, c'est étrange, je ne fais que doubler. J'étais vraiment très très loin au coeur du "Gruppetto".

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Le ravitaillement de Meudon se fait attendre : j'ai soif, c'est horrible. Je crains la fringale ou le coup de pompe. Je passe la mi-parcours en exactement 5h00. Rien de terrible, mais je suis bien, j'ai juste soif.  

Les deux derniers kilomètres avant de me jeter sur une bouteille d'eau sont interminables. Les jambes commencent à tirer. Erreur de débutant.

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Je me jette sur la première venue sans regarder son contenu. Deux litres d'un seul trait. Une bonne phase d'étirement et je quitte le ravitaillement.    

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ça y est, nous voyons très très loin la Tour Eiffel, un peu comme une invitation...

Une fois ma soif calmée, les muscles hydratés, ce n'est qu'au 50ème kilomètre que je retrouve de bonnes sensations. Il faut dire aussi que je suis débordé de sms d'encouragements. C'est ainsi que j'arrive plutôt bien et avec le moral au ravitaillement de Chaville au km 54.6 vers 19h15, après 7h15 de course. La nuit tombe justement à mon entrée dans la zone et le speaker demande à ceux qui continuent de s'équiper maintenant de la frontale. J'ai l'impression que beaucoup de participants ne vont pas aller plus loin. Je remplis ma poche d'eau à donf, il faudra tenir jusqu'au 67ème kilomètres. Et le coeur joyeux, je repars bon train. Mes parents et Katia m'appellent, m'encouragent. J'ai l'impression de tenir le bon bout. Katia m'informe que je serai 1068ème... Quelle remontée...

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En pleine nuit, je discute avec plein de monde, je n'ai jamais autant discuté sur un trail, je retrouve un ancien collègue de Paris, et l'association Pompiers Raid Aventure, et faisons quelques kilo ensemble, en parlant de la Réunion et des enfants malades.

Eux courent, en poussant une joellette, un enfant embarqué...

 

Au 63ème kilo, on entre dans le parc de Saint Cloud. Arrivé là, je suis en mode"on pense à rien et on avance..." Je commence à être fatigué par ces plus de 60 kilomètres passés et je ne suis pas encore dans l'excitation la fin de course car il reste encore plus de 15 km. En fait, j'ai hâte d'arriver au ravitaillement de Saint Cloud afin de descendre sur les quais et de sentir la Tour Eiffel qui se rapproche.

 

C'est vers 21 heures que j'arrive à ce dernier ravitaillement. Il est pour moi hors de question de m'arrêter trop longtemps. Je me contente de boire un gobelet de coca et je mise sur l'eau qui me reste pour aller au bout. Je fais donc un passage éclair et entame de suite ma descente vers Sèvres. La bonne nouvelle, c'est que de suite arrivé sur les quais, il fait nettement plus chaud. On retrouve les 18°C escomptés alors que dans les bois il devait bien faire 5/6° C de moins.

Ce moment est assez grisant. Après tant d'heures passées sur les chemins d'Île de France, on sent que l'arrivée est proche, qu'on va avoir le droit de grimper jusqu'au premier étage de la Tour Eiffel. Ces pensées positives m'envahissent, je pense à Aladin, aux enfants, aux bénévoles, je ne suis pas loin d'avoir les larmes aux yeux. Dans ces situations, tous les sentiments sont exacerbés. Par rapport à mon chrono et au nombre de kilomètres restants, je calcule que je peux espérer passer sous les 10h40 si j'arrive à maintenir mon rythme. L'ambiance est très bonne sur cette fin de course. Les voitures klaxonnent et les fenêtres ouvertes nous lancent des Bravos d'encouragement. Les passants sont tout autant chaleureux nous encourageant par notre prénom inscrit sur le dossard. Ce sont des moments intenses quand on sent qu'on touche au but. Quand à l'arrivée, elle même, c'est carrément intense. Beaucoup de monde pour nous acclamer. J'entame la montée jusqu'au premier étage de la Tour Eiffel. 

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 Je pensais ce moment difficille mais l'excitation est telle que je ne  pense plus du tout à la fatigue. Je monte en téléphonant à Katia pour lui annoncer que ça y est, j'y suis...

Tout d'un coup, au détour d'un escalier, je vois le panneau "1er étage". Le temps est passée vite, j'y suis...

Enorme émotion !!! Je suis tellement heureux. je lève les bras de bonheur, le sentiment d'avoir réalisé mon petit rêve du jour. Je termine cet eco trail après 10h32 de course, en 925ème position.

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Association Pompiers Raid Aventure    

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Published by ladiagonaledesreves
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commentaires

malet gilbert 27/03/2012 15:01

Bravo pour le récit, la remontée fantastique et le classement!!
El Gilberto

HARBULOT Jean 27/03/2012 11:57

Félicitations pour ton honorable classement dans cette superbe et trés difficile épreuve sportive. j'espère que tu récupéres doucement et que tes muscles ne sont pas très endoloris. Nous avons été
avec toi par la pensée, et je pense que Katia t'a transmis nous chaleureux encouragements. Encore " chapeau " pour ton classement. Cordialement.

jerome S. 26/03/2012 22:03

tres beau reportage et touchant ,cela me donne envie de me mettre au trail!!! bonne continuation pour la suite de ta saison!!!! a bientot

jerome schmitt